1) et interprétation alternative de la signification de la limite des fouilles Bailleau indiquée par Delporte dans son plan. 2004). 1-3), les deux séries d’échantillons apportant des résultats satisfaisants (B5 et B1-3) correspondent à 93 % de la collection d’ossements issus des niveaux B de la grotte des Fées conservée au MAN (tabl. En conséquence, nous supposons que les références à des travaux réalisés en 1955 et 1956 (cf. 51 ; Inizan et al. This inventory relates to the collections of the MAN. 3,9). (2007 : fig. Nous sommes convaincus qu’une telle situation de recouvrement territorial implique un temps trop court pour permettre un enregistrement stratigraphique en grotte ou sous abri, et c’est la raison pour laquelle aucun exemple incontestable de contemporanéité entre les populations châtelperroniennes et aurignaciennes n’a été découvert à ce jour. Ces travaux ont ainsi permis une analyse critique des premières interprétations. La 1 ère partie, dite touristique, est une galerie aux parois de calcite longue de 30m. Mais dans ce secteur, deux hypothèses sont à considérer : d’une part celle où, pendant le Châtelperronien, aucun reste de faune n’a été accumulé dans le prolongement du palier sud utilisé par les carnivores pour leur tanière et, d’autre part, celle où de tels restes ont été accumulés en nombre suffisamment faible pour ne former qu’une fraction minime du palimpseste qui a pu être créé par une activité notable de ces mêmes carnivores postérieurement à l’occupation châtelperronienne. Ceci impliquait une réoccupation châtelperronienne du site à la suite d’un bref séjour par des Aurignaciens et, par voie de conséquence, une longue coexistence régionale entre hommes anatomiquement modernes et Néanderthaliens, telle que le prédit le modèle de l’acculturation. Seule une petite partie du site, en particulier à la base de la séquence, pourrait réellement correspondre à des témoins en place. A hauteur des niveaux châtelperroniens, du fait de cet évasement, les limites des fouilles Bailleau doivent donc se situer bien au-delà de la bordure méridionale du palier sud dégagé par Delporte en 1954. En haut, à droite : tableau d’équivalence des différentes dénominations stratigraphiques utilisées par Delporte lors des différentes campagnes de fouilles. 10  “We are equally unconvinced by their interpretation of the small, retouched Dufour bladelet from level B4 as a diagnostically ‘Aurignacian II’ artifact”. Mais les pièces des niveaux B1à B3 ne sont pas plus altérées que celles de B4-B5 (fig. De plus, ces derniers étaient situés dans un niveau inférieur de la galerie qui, selon Delporte, n’aurait pas été vu ou touché par Bailleau (fig. New York : Academic Press, 371 p. LÉVÊQUE F., VANDERMEERSCH B. Figure 12 – Représentation, avec un intervalle de confiance de deux écarts-type, des dates portées dans le tableau 4.Figure 12 – Two-sigma plot of the non-infinite dates in Table 4. (a) Last excavation plan (n.d. : Figure 4), where, by comparison with figure 1, the “fouilles Bailleau” caption corresponds here to the profile’s “déblais” and “déblais fouilles Bailleau” (i.e., to backfill), and where the different numbered areas are as follows : area 1 is the initial 1951 test pit; 2-east and 2-middle mark the 1952 trench; 2-west and 3-west mark the 1953-1954 perpendicular extensions of this trench into the backfill accumulated against the northern and western walls of the cave; 3-east is the palier nord excavated in 1952 and 1954; area 4 is the palier sud excavated in 1953-54; area 5, not represented in the 1954 plan, can only correspond, therefore, to the area excavated in 1962. Il en est ainsi de l’hypothèse initialement défendue par Peyrony (1933, 1948), hypothèse selon laquelle la diversité des industries du début du Paléolithique supérieur exprime le développement de deux traditions techniques distinctes, l’une aurignacienne et l’autre “ périgordienne ”. Not likely! La Grotte des Demoiselles est située dans la Haute vallée de l'Hérault au coeur du Languedoc Roussillon, entre Cévennes et Méditerranée. 58Comme permet de le prévoir notre interprétation, les “ nombreuses pièces retouchées ” issues des niveaux B1 à B3 de Delporte sont pour la plupart petites. Aucune pièce châtelperronienne ou non diagnostique n’a été façonnée dans cette matière première. Over the last decade, however, the reappraisal of these sequences from a site formation perspective, coupled with critical analyses of the corpus of radiocarbon determinations for the two technocomplexes, have challenged this view, leading to suggestions that the emergence of the Châtelperronian predated any evidence for the Aurignacian or modern humans in Europe and, therefore, represented the Neanderthals’ independent transition to cultural modernity. 11L’effort de Bailleau a d’abord porté sur deux locus. 10), et non pas une association de pièces provenant de divers niveaux initialement individualisés par H. Delporte. Analyse taphonomique des industries lithiques : conséquences archéologiques. I). Une attribution au Gravettien ou à l’Aurignacien, bien que plus hasardeuse, ne saurait être tout à fait exclue. Ainsi, harrold (1988) ne mentionne la grotte des Fées qu’une seule fois, dans un tableau où le site est inclus parmi ceux ayant livré des exemples de parures en contexte châtelperronien. Rétrospectivement, ce doute était tout à fait justifié, ce qui rend d’autant plus surprenant la confiance que Mellars et al. 3Jusqu’à la découverte du squelette de Saint-Césaire et de la reconnaissance de l’artisan des industries châtelperroniennes (Levêque et Vandermeersch 1980), il était largement admis que les technocomplexes du Paléolithique supérieur étaient l’œuvre de l’Homme anatomiquement moderne. The name refers to three caves, of which one is collapsed. The “B1-2-3” unit, , must correspond to the “B1-3” unit present in find labels with a 1962 excavation date. A droite : “biface d’aspect acheuléen” issu du niveau 2, 1952 (couche C1 dans Delporte 1957 : 457, planche III, n°2) réputé trouvé à la même profondeur qu’une pièce de 1954 située elle à 1,9 à 2 m sous la surface du sol (Delporte 1955 : 83).Figure 23 – Left, the “fine blade” from the main Mousterian level (C3) in the gallery at lower elevation; the marking indicates excavation spit (2j), area/year (Chantier A, 1954), and depth below datum (215-235, i.e., 2.65-2.95 m below ground surface). Zilhão 2007 : fig. Probablement pas. Belle cavité au bord du Sichon, cette grotte doit son nom à la légende selon laquelle des fées l'habitaient. 69En bref, l’argument que Mellars et alii considèrent comme le plus pertinent va, de fait, à l’encontre de leur point de vue : la “ concentration ” en B4-B4a correspond plutôt à l’année 1952. Delporte Henri (1956), La grotte des Fées de Châtelperron (Allier), Congr. 15  “distinctive, high quality imported ”. owes its name. Il en est de même de la probabilité que les datations révèlent la présence d’ossements d’âge moustérien (cas de l’échantillon daté à plus de 53 900 BP, cf. 2006); the result for La Quina Aval in particular comes from a “poorly preserved” bone (Dujardin 2001). Mais, s’il est possible que les sédiments aient été perturbés, ce postulat ne peut encore être admis qu’à la condition de ne retenir que les os présentant des traces indubitables d’une intervention anthropique (par exemple des stries de découpe). Fr. La défense du modèle de l’interstratification, avec ses implications sur le débat de la transition, nécessiterait donc de disposer d’un exemple qui ne laisse aucune place au doute. (b) plan produit à l’issue de la même campagne de fouille (Delporte 1955 : fig. 19c) étant, en tout point, identique à celle de la couche A, nous nous rangeons à l’avis expert de Mellars et alii pour reconnaître que des pièces signant un “ Aurignacien plus tardif ” sont présentes au sein des horizons châtelperroniens, comme nous l’avions d’abord indiqué sur la base de la lamelle recueillie en B4. 17) qui implique que la pièce a été cassée puis enfouie jusqu’à ce que Delporte la découvre. Figure 3 – Historique de la fouille de la grotte des Fées (modifié d’après Delporte 1955, 1957, n.d. ; les points numérotés sont les repères topographiques). Nous ne nions pas qu’une dimension théorique puisse expliquer pour partie notre lecture du site (tout comme celle de Mellars, d’ailleurs). Bulletins et Mémoires de la Société d’Anthropologie de Paris, 16, (1-2), p. 49-87. Prouver le contraire est le défi de Mellars et de ses collaborateurs, pas le nôtre. Aussi, pour chacune des questions abordées, nous rappelons d’abord le point de vue de nos détracteurs, sous la forme de citations complètes. A stronger presumption of Aurignacian-ness is legitimate for the hind pendant but, even if Aurignacian, this object would still not support interstratification. 82Dans l’état actuel des connaissances, on ne peut se baser que sur le fait que des parures en canine de Cerf ou de Renard sont connues aussi bien à l’Aurignacien qu’au Châtelperronien, ce qui aurait dû modérer la confiance montrée par Mellars et alii dans une attribution des deux spécimens de la grotte des Fées à l’Aurignacien. En effet, selon Delporte, le niveau B5a comblait une cuvette dans le palier sud, creusée de 18 cm dans les niveaux moustériens sous-jacents et dans laquelle, en dépit de sa faible superficie (6 dm 2, soit un diamètre inférieur à 30 cm), il trouva une concentration importante d’esquilles osseuses : 127, soit pas moins que 41 % de l’assemblage faunique de l’ensemble des niveaux B (tabl. 2006). fig. Bigot Jean-Yves (1992), « La grotte des Fées de Châtelperron (Allier) », Grottes & Gouffres, bull. Il est alors aisé d’estimer qu’un échantillonnage aléatoire offre une probabilité de sélection d’un os d’âge châtelperronien bien inférieure à 1/8. HENRY-GAMBIER D., MAUREILLE B., WHITE R. 2004 - Vestiges humains des niveaux de l’Aurignacien ancien du site de Brassempouy (Landes). 2006 : fig. Figure 7 – Les fouilleurs du XIXe siècle ont-ils laissé intact un témoin d’une hauteur de deux mètres entre l’entrée étroite de la grotte et leur zone d’activité ? Il est possible que Delporte, à un certain moment de ses travaux, ait perçu la limite méridionale de son palier sud comme une interface verticale entre le déblai Bailleau et les dépôts en place préservés au-delà et que les photos aient été prises pour en témoigner. III; cf. Figure 15 – Vue des séries lithiques des niveaux B1 (en bas) et B2 (en haut) à partir de photos prises au MAN en novembre 2005 lors de l’examen des collections. 3) est en fait une canine de Cerf très usée (Zilhão et al. LAVILLE H., RIGAUD J.-Ph., SACKETT J. 36.5-34.5 ka 14 C BP interval. 95L’exposé qui précède fait clairement apparaître que ce qui nous distingue de Mellars et alii est d’abord une différence de démarche. Quand bien même, si Bailleau n’avait pas achevé la fouille de ce secteur lorsqu’il rédige sa publication de 1869, on sait qu’il continua à travailler sur le site dans les années suivantes, jusqu’en 1872. After Zilhão et al. Figure 14 – Evolution, sur l’ensemble des niveaux BB, de la valeur des paramètres taphonomiques pris en compte pour l’examen de la série lithique. 1989 - La transition néandertaliens/hommes de type moderne en Europe occidentale : aspects paléontologiques et culturels. 30, 2019, págs. Tout cela s’accorde avec l’interprétation que les niveaux B1 à B3 sont des déblais et se concilie mal avec l’idée que les niveaux intermédiaires B1 et B2 seraient en place, comme l’impliquerait l’hypothèse de l’interstratification. Au cours de l’année 1870, il réalisa toutefois que ce « foyer » correspondait en fait à la zone d’entrée d’une troisième cavité dont la voûte était effondrée. Préhist. 1980 - Rock shelters of the Périgord. Nature, 438, p. 51-56. De façon significative, Zilhão et al. Ces vestiges aurignaciens sont susceptibles de provenir d’un niveau surmontant les dépôts moustériens et châtelperroniens. Cela n’invalide pas notre précédente comparaison entre les deux regroupements de niveaux (Zilhão et al. 41La grotte des Fées illustre bien une pratique douteuse dans l’attribution chronologique des couches archéologiques. Scale bar = 1 cm t. 76En somme, il n’y a aucune raison de croire que Bailleau ait intensément fouillé les niveaux moustériens. Ce dernier aurait alors été étendu de deux mètres au-delà des coupes existantes. semblent avoir vu une contradiction entre notre proposition initiale qu’“ au moins, les niveaux B1-B3 et, en toute vraisemblance, toute la séquence B1-B5, représentent des dépôts remaniés, et le matériel archéologique des déblais issus des fouilles pratiquées au XIXe siècle sur le site ”21, et la version finalement publiée de notre hypothèse, à savoir que “ le matériel des niveaux châtelperroniens les plus bas (les niveaux B4 et B5 de Delporte) étaient, en fait, presque certainement en place et (…) seul le matériel de niveaux châtelperroniens sus-jacents (les niveaux B1-B3) doit (…) être interprété comme une accumulation de déblais du XIXe siècle ”22. En même temps, dans la mesure où certaines des pièces des niveaux B4 et B5 (en fait “ 1d ” et “ 1e ”) portent la mention de l’année 1952 et, qu’en 1952, les travaux de Delporte ont consisté en la réalisation d’une tranchée traversant le déblai Bailleau dans la partie centrale du site, nous sommes assurés que les niveaux B4 et B5 contiennent également du matériel issu de dépôts remaniés. fig. Using Delporte’s (cf. 19a-b). Tableau 1 - Stratigraphie des niveaux B dans les différents secteurs de la grotte des Fées. Tableau 2 - Décompte des pièces recueillies dans les niveaux B1-3 et B4-5 de la grotte des Fées par Delporte en 1962 (selon Zilhão et al. 11, nos. Thèse de doctorat, Université Paris 1, 427p. Figure 24 – Objets de parure recueillis par Delporte dans le niveau 1d (= B4). 51Gravina et al. Bailleau a rencontré des niveaux archéologiques et les a fouillés jusqu’à une profondeur d’un peu plus d’un mètre et ce, dans un secteur du gisement situé à proximité de l’entrée. 43Ces considérations ont trois implications sur l’interprétation des datations de la grotte des Fées (tabl. À ce propos, il faut noter une divergence de détail dans les écrits de Delporte quant à la date des premiers travaux réalisés dans le palier nord : 1952 (Delporte 1955 : 81) ou 1953 (Delporte n.d. : 10 ; dans ce rapport, la date de 1952 n’est mentionnée qu’à propos de la fouille de la tranchée longitudinale initiale). Figure 3 – Historique de la fouille de la grotte des Fées (modifié d’après Delporte 1955, 1957, n.d. ; les points numérotés sont les repères topographiques).Figure 3 – Grotte des Fées excavation history (reconstructed after Delporte, 1955, 1957, n.d., the numbered points are topographic markers). Ce sont alors les contacts entre les deux groupes qui expliquent l’abandon, par les Châtelperroniens, d’objets aux affinités aurignaciennes qui auraient été acquis par échange ou fabriqués à partir de concepts techniques empruntés. Le matériel qui présente des caractères diagnostiques châtelperroniens est placé à droite de la ligne pointillée. Fr. A preparation by scraping prior to punching the root, applied to the fox canine, is common in the Aurignacian but attested in the Châtelperronian as well. 71Bien que nous ne les ayons pas recherchés systématiquement, d’autres raccords ont été trouvés, par exemple entre deux fragments d’un nucléus en B5a. 165), voire le Magdalénien (Demars and Laurent 1989 : fig. In : C. RENFREW (Ed. Sur ce levé, la partie ouest de la section dessinée est large d’un mètre, tandis qu’elle aurait du être supérieure à deux mètres si elle se plaçait au-delà des limites de la fouille Bailleau. Un plan méconnu des fouilles de Bailleau à Châtelperron (Allier, 1867): implications topographiques et stratigraphiques et conséquences pour la connaissance du gisement de la « Grotte des Fées » Autores: Raphaël Angevin, Elisabeth Lacoste Localización: Paléo: revue d'archéologie préhistorique, ISSN 1145-3370, Nº. Mise à part leur cohérence propre, pourquoi aucun échantillon n’a donné de date dans l’intervalle 39 – 40 ka BP, ce qui aurait inévitablement dû se produire si ces échantillons avaient été recueillis dans des déblais provenant de la fouille des niveaux châtelperroniens in situ sous-jacents B4 et B5 ? ont reconnu, dans cette série de clichés, le coin sud-ouest du palier sud, pour lequel un relevé stratigraphique est également disponible (Delporte 1957 : fig. 87La grotte des Fées a été intensément fouillée avant que Delporte n’en reprenne l’étude dans les années cinquante. La Grotte des Fées is a cave located in Châtelperron, in the French department of Allier, in the Auvergne region. L’historique des travaux conduits sur le site depuis le xixe siècle, les incohérences concernant la localisation des fouilles, différente selon les sources, la signification des datations 14 C, l’analyse de l’industrie lithique et de la parure recueillie par H. Delporte montrent que ce site livre en fait un mélange de pièces châtelperroniennes et aurignaciennes sur l’ensemble de sa séquence et qu’il ne peut donc servir à étayer l’hypothèse d’une contemporanéité entre ces deux populations.L’analyse de la faune associée aux industries met en évidence une accumulation par des carnivores. 75Bien que cela puisse surprendre Mellars et alii, le nombre de “ pièces typiquement moustériennes ” est très faible au sein des collections du XIXe siècle (tabl. Cette proposition est, par ailleurs, tout à fait cohérente avec le schéma général de la chronostratigraphie de la transition Paléolithique moyen / supérieur en Europe (p. ex. Calibration uses the CalPal software (Weninger and Jöris 2007). KLARIC L. 2003 - L’unité technique des industries à burins du Raysse dans leur contexte diachronique. 2002). 2, légendées “ lames aurignaciennes à bord retouché ”). 1992). De même, il est apparu que le secteur du Piage ayant livré l’interstratification est formé de dépôts de pente qui livrent, pêle-mêle, des vestiges aurignaciens et châtelperroniens ainsi que des pièces moustériennes fortement altérées, et que la lentille aurignacienne interstratifiée dans les couches châtelperroniennes du Roc-de-Combe n’est rien d’autre qu’une reconstruction théorique qui réinterprète des séries provenant de fouilles livrant un mélange de pièces gravettiennes, aurignaciennes, châtelperroniennes et moustériennes (Bordes 2002, 2003, 2006). CHAMPAGNE F., ESPITALIÉ R. 1981 - Le Piage, site préhistorique du Lot. La question de la dimension mise à part, la pièce soi-disant peu convaincante, présente une retouche identique à celle des deux autres objets. 1 (a). 1988 - The Chatelperronian and the Early Aurignacian in France. La Grotte des Fées (Châtelperron, Allier) ou une interstratification ”Châtelperronien-Aurignacien” illusoire. 33Cela semble avoir échappé à l’attention de Mellars et alii. Le fragment apical est issu du niveau B3 et le fragment basal a été recueilli dans la couche humifère (niveau A). III). Les objets n’ont pas été coordonnés et, pour la plupart des campagnes de fouille, il n’y a pas d’indication du secteur d’où proviennent les pièces. Angoulême, 1956, p. 452-477. 16  “It might also be noted that the only instance of refitting within the Châtelperron sequence was recorded by Delporte himself (…) for two fragments of a Châtelperron point recovered respectively from level B3 and the topsoil horizon (layer A), confirming his conclusion that the topsoil horizon did contain some genuine backdirt from the 19th century excavations. Cette interprétation, qui s’appuie essentiellement sur des datations numériques réalisées à partir d’échantillons provenant des fouilles de Delporte, a été vivement critiquée par Zilhao et al. Sur ce plan, les secteurs sont numérotés comme suit : 1. sondage initial de 1951 ; 2-est et 2-centre indiquent la tranchée de 1952 ; 2-ouest et 3-ouest correspondent aux extensions de 1953-1954 au sein des déblais accumulés contre les murs nord et ouest de la salle ; 3-est est le pallier nord fouillé en 1952 et 1954 ; le secteur 4 est le palier sud fouillé en 1953-1954; le secteur 5, qui n’est pas représenté dans le plan de 1954, ne peut donc correspondre qu’au locus fouillé en 1962. (a) Longitudinal profile after the 1954 season (Delporte 1955 : Fig. 14  “We conclude that (…) there was a clear concentration of diagnostically Aurignacian artefacts within or immediately adjacent to level B4 of his stratigraphy, clearly stratified between the typically Chatelperronian material in his level B5 and the equally typical Chatelperronian material in the overlying levels B1-B3”. Le logiciel de calibration utilisé est CalPal (Weninger et Jöris 2007). An alternative interpretation of the geissenklösterle and a critique of the, À propos de la variabilité technique et culturelle de l’entité gravettienne au Portugal : bilan des dernières découvertes et perspectives de recherche, Le mobilier funéraire de la Dame de Saint-Germain-la-Rivière (Gironde) et l’origine paléolithique des inégalités, La parure de l’enfant de la Madeleine (fouilles Peyrony). 13Jusqu’en 1951, date à laquelle Delporte entreprit une série de sondages, aucune fouille n’a été réalisée sur le site. 3). 4  “this clear and sharply defined stratigraphic sequence is totally inconsistent with any version of the 19th-century backdirt hypothesis”, 5  “The striking consistency (…) of the eight dates secured for the upper Chatelperronian levels (B1-B3) is particularly significant. HIGHAM t. F. G., JACOBI R. M., BRONK RAMSEY C. 2006 - AMS radiocarbon dating of ancient bone using ultrafiltration. 39-40 ka 14 C BP, while seven samples from level “B1-3” relate to carnivore denning at the site throughout the ca. Tout comme dans les autres disciplines scientifiques, la preuve ultime est la mise à l’épreuve des hypothèses par la vérification des prédictions. A gauche, grattoir double sur lame retouchée présentant une retouche typiquement aurignacienne, niveau B4 (1952). stumbled. C’est pourquoi, nous avons soutenu que l’interstratification «Châtelperronien-Aurignacien» de la grotte des Fées est illusoire, comme partout ailleurs (Zilhão et al. Il contient seulement 3 % du total de vestiges recueillis dans l’ensemble des niveaux B et, surtout, aucun ossement. Puisque ces vestiges ont été recueillis en 1962, ils sont probablement issus d’un témoin préservé, en retrait de la section ouest et en marge de la concentration fouillée par Bailleau, soit dans un secteur où l’on peut s’attendre à trouver non seulement des objets châtelperroniens, mais également des ossements accumulés par les Châtelperroniens ou par des agents naturels contemporains (fig. Alors que Poirrier n’avait pas reconnu ou, tout du moins, avait ignoré ces objets archéologiques, leur présence conduisit Bailleau à entreprendre ses propres fouilles. We are frankly unconvinced by the tiny (ª2 cm) fragment of a supposedly ‘end scraper on Aurignacian blade’ recovered from level B2”. Figure 13 – Provenance des échantillons 14C de la grotte des Fées portée sur un plan indiquant la nature des dépôts rencontrés.Figure 13 – Radiocarbon sample provenience and horizontal stratigraphy at the Grotte de Fées. Radiocarbon, 48 (2), p. 179-195. Il aurait essentiellement consisté en pièces châtelperroniennes éparpillées, en ossements, avec quelques objets aurignaciens dispersés, soit exactement ce que nous pouvons observer de la série lithique des niveaux B de Delporte. Texier et al. 1).Obviously, Delporte’s 1952 trench and 1953-1954 palier sud excavations could only have been made into 19th-century backfill. Même si les hommes ont fréquenté le site lorsqu’il servait de refuge aux carnivores, il est bien plus probable que cette présence, châtelperronienne au début et aurignacienne à la fin, a été courte et intermittente. Enfin, tandis que toutes les pièces typiquement châtelperroniennes sont exclusivement confectionnées dans un silex local, cette pièce est taillée dans un matériau allochtone dont les affleurements connus se situent dans le Bassin parisien. 2006 : Figure 3). On ne sait pas non plus pourquoi la monographie (Delporte n.d.) est restée inachevée. L'actu au pays des volcans. Tableau 3 - Ossements (dents exclues) et éléments lithiques recueillis dans les différents niveaux B de la grotte des Fées, fouilles H. Delporte (selon Zilhão et al. Figure 16 – Outils de silex à dos abrupt (“ steeply dressed flint implements ”) provenant de Châtelperron et illustrés par Lacaille (1947 : fig. Cette figure montre que la tranchée Delporte de 1952 et les fouilles 1953-1954 du palier sud ne peuvent avoir que traversé les déblais du XIX. B18, Avenue des Facultés, 33405 Talence, France - j.ph.rigaud@ipgq.u-bordeaux1.fr. 1Au cours des années cinquante et soixante, l’idée que les industries paléolithiques pourraient représenter de très longues traditions culturelles reflétant la coexistence, dans une même région, de groupes humains différents, s’est largement répandue parmi des préhistoriens. De la même façon, Pelegrin (1995) confirme la nature aurignacienne des vestiges rencontrés par Delporte au sein de sa séquence châtelperronienne mais ne se base pas sur ce diagnostic pour appuyer le modèle de l’interstratification. LACAILLE A. D. 1947 - Châtelperron : a new survey of its Palaeolithic industry. Nous n’avons pas écrit que cette seconde hypothèse était “ presque certaine ”, et nous avons encore moins écrit que nos analyses excluaient la première hypothèse. En effet, d’après Delporte (1955 : 79,81) : “ la limite des fouilles Bailleau n’est qu’approximative : elle a en effet été relevée au niveau de la couche moustérienne et elle tend à s’évaser dans les niveaux périgordiens ”.

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